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Le grand champion nord namurois de fond et grand fond
C’est sur les hauteurs de Malonne, dans un cadre idyllique, que j’ai rencontré Bernard D’Hondt, 44 ans, menuisier de profession, passionné de colombophilie bien entendu mais aussi et surtout hyper sympathique.
L’histoire de son arrivée dans le monde colombophile est plutôt cocasse et mérite d’être contée. Nous sommes en 1977, Bernard D’Hondt est alors en 6ème primaire. Plus que vaguement intéressé par le cours de mathématiques que lui distille l’instituteur, il se met à dessiner des pigeons sur sa feuille se croyant à l’abri des regards. Mais l’instituteur a l’œil vif et il remarque très vite les dessins de son élève dissipé. Il l’appelle à son bureau. Bernard, sentant la punition arriver, s’y rend tout penaud. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque l’instituteur lui signala qu’il possédait des pigeons et qu’il voulait bien lui donner toutes explications à ce sujet. Ce sera le début d’une longue passion.
Bernard D’Hondt débutera réellement les concours en 1980. Suite à son mariage en 1987, il mettra le sport colombophile entre parenthèses jusqu’en 1991. Il en profitera pour construire sa maison à Malonne dans un endroit superbe avec vue imprenable sur la vallée.
Mais la passion ne s’est pas éteinte, il reprend les concours en 1991. Il jouera d’abord la vitesse, puis allongera petit à petit les distances jusque 500 km. Les résultats sont mitigés avec néanmoins en point d’orgue une 26 ème place à l’interprovincial de Monluçon.
Mais c’est en 2003 que tout va s’accélérer. Par l’intermédiaire de Jean Adnet, Bernard D’Hondt rencontre Stéphane Depasse et Jo Lardenoy. Le contact passe bien entre eux et Bernard fait l’acquisition de 14 couples de producteurs et Stéphane Depasse lui offrira 8 pigeons supplémentaires.
A partir de là, les résultats vont devenir impressionnants, il faut dire que Bernard a acheté des pigeons de qualité chez Depasse-Lardenoy . Il possède, excusez du peu, un demi-frère et un fils du « Distefano », deux fils du « Pelé », le frère du 9ème Barcelone, une fille du « Frazette » ou encore une demi sœur et un demi frère du 3ème international Pau.
Au fil des années, Bernard D’Hondt ajoutera encore à sa colonie des Thone, Adnet, Limbourg, Monseu Miller, Geudvert, Mornard, Ory, Tossens ou encore Simons de Maaseik. Difficile de faire mieux assurément
Mais c’est surtout suite aux 2 concours de St Vincent en 2007, que Bernard D’Hondt va entrer dans le cercle très fermé des très grands champions reconnus nationalement et internationalement. En effet, 3 de ses yearlings femelles vont réaliser l’immense exploit de se classer en tête au niveau national sur les 2 concours
L’année 2008 sera elle aussi exceptionnelle, jugez en par vous-même.
Au niveau des installations, Bernard D’Hondt possède des pigeonniers de jardin classiques. L’originalité vient du fait que quasi chaque pigeonnier possède sa volière. Outre une aération remarquable, ces volières assurent un bien être sans pareil aux pigeons.
Quant au système de jeu, il est en partie original, mais terriblement efficace.
En voici les grandes lignes.
Les pigeonneaux ne sont absolument pas joués. Tout au plus, sont-ils lâchés 2 fois à 5 km de la maison.
Les yearlings sont joués dans une volière. Tous les mâles d’un côté et toutes les femelles de l’autre. Ils sont réunis quelques minutes avant les enlogements et peuvent rester quelque peu ensemble après le retour du concours. Les mâles sont joués jusque 500 km, les femelles jusque Saint-Vincent. En ce qui concerne les vieux, les femelles sont jouées au veuvage jusque Pau ensuite elles sont raccouplées. Les mâles sont joués en veuvage intégral. Deux petites originalités : Les vieux et les yearlings sont toujours séparés dans les pigeonniers. L’entièreté d’un pigeonnier participe au même concours. Au niveau des soins, outre une hygiène parfaite dans les pigeonniers, Bernard D’Hondt utilise la méthode « Depasse » . Depuis, plus aucune visite chez le vétérinaire n’a été nécessaire. Voilà, cela a été un vrai plaisir de rencontrer ce grand champion mais qui a su rester simple et sympathique. De plus, il n’est pas avare de conseils auprès des débutants. Il parraine d’ailleurs l’un ou l’autre jeune de la région. « Il faut aider les jeunes me dit-il. « Ils sont l’avenir de notre sport, il est du devoir des meilleurs amateurs de transmettre leur vécu, leur savoir, mais aussi de temps à autre de savoir donner un jeune ou des œufs à nos débutants. Un dernier conseil pour ces jeunes, centralisez votre colonie sur 2 ou 3 origines au départ, ne mélangez pas tout » Pour terminer ce reportage en beauté, je vous présente encore quelques photos des nombreux champions que l’on peut trouver chez Bernard D’Hondt
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Un reportage de Guy Langen pour 'La Frégate'
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